A.
Je voulais te dire...
Ce que je t'ai fait, je me le suis incrustée comme une cicatrice profonde que je ne peux oublier. Les larmes viennent souvent, tenter de guerrir la plaie, mais j'ai comme l'impression que tant que tu ne m'auras pas pardonné, rien ne pourra la panser. Ni leurs sourires. Ni leurs yeux qui brillent. Ni leurs rires qui résonnent. Ni toutes leurs paroles de soutient, rien. Et je suis sans doute égoïste, n'est-ce pas de ne parler que de ma propre douleur et de ma conscience. Mais si j'imagine la tienne, mon coeur pourrait-il continuer de battre ? Je sais que tu fais tout pour m'oublier. Peut-être l'as-tu déjà fait. Peut-être, toi ne souffre-tu pas. Il n'y a plus que moi en réalité. Trop faible pour me relever et écrire sur les traces du passé, trop faible pour t'oublier. J'écoute une chanson tu sais, j'ai l'impression que c'est toi qui la chante, quand je l'écoute c'est ton visage que j'ai détruit qui apparait. Cette chanson, (Damien Saez, Anéanti.), elle parle d'une douleur, celle que je t'ai faite, elle parle de ta souffrance, de ton incompréhension, de ton impression de redevenir petit garçon ayant tout perdu. Parceque tu me disais que si je disparaissais, ta vie n'aurait plus de sens, que j'étais celle qui te faisait tout oublier. Et aujourd'hui je suis celle que tu voudrais effacer. Je repense à nous. Tu penses que si rien n'avait été dévoilé, tu penses que si je ne m'étais pas posé toutes ces questions, penses-tu que ça aurait continué ? Que avec le temps, l'amour aurait prit sa place, effacant toutes craintes et doutes ? Que nos promesses auraient étaient accomplies ? Tu nous vois réunis comme avant, dans nos rêves, dans nos rêves d'avant, quand on s'était promis de se retrouver... C'était beau non ?C'était comme dans les films tu te souviens ? Un histoire... La notre... Tu sais je crois qu'au fond de moi je t'aimais. Je le crois à cause de cette douleur justement qui ne s'éffondre pas après tout ce temps. Je t'aimais parceque maintenant que je t'ai perdu, je me dis que tu étais sincerement celui qu'il me fallait, je t'aimais parceque je me dis qu'aucun ne te remplacera tout a fait, je t'aimais parceque j'en pleure, j'en pleure en l'écrivant...